r La Gradiva

Marine Atlan, France, Italie, 2026o

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Lors d’un voyage scolaire à Naples, un groupe de lycéens français découvre les ruines de Pompéi et les vestiges figés par le Vésuve. Encadrés par leur professeure de latin, ils évoluent dans une ville fascinante, entre visites culturelles et moments de liberté, où chacun révèle peu à peu sa personnalité. Les liens se forment et se défont, tandis que les attirances et les tensions émergent au sein du groupe.

En voyage d’études aux pieds du Vésuve, des élèves de terminale cassent ceux de leur enseignante, qui tente tant bien que mal de contenir le magma en ébullition sommeillant dans le cœur de tout·e adolescent·e. Le film s’ouvre sur des images qu’on croirait rêvées. Dans le train qui conduit la classe à Naples, un garçon et une fille s’aiment sur une banquette, sous le regard d’un grand blond qui les observe à travers la vitre du compartiment. C’est moins à la fougue des jeunes amants qu’à un parti pris de mise en scène que l’on doit cette omission d’un geste pourtant bien simple: tirer les rideaux. Car à ces images placées sous le signe du voyeurisme répond une autre scène d’observation teintée d’érotisme, lorsque les élèves sont invités·es par leur enseignante à commenter la fresque de la Villa des Mystères, peinture des préparatifs d’une nuit nuptiale. Rien n’est donc laissé au hasard. On ne s’étonnera pas du sens du cadrage et de la composition de Marine Atlan, qui livre avec La Gradiva son premier long-métrage en tant que réalisatrice: cheffe opératrice déjà renommée, elle avait émerveillé le public de Foudre et L’engloutie, dont elle signait la photographie; là encore, des histoires de désir. Ici, elles se mêlent à un parfum de mort, ce qui ne saurait non plus tenir de la pure coïncidence, puisque le Vésuve, puisque Pompéi. Hanté par son passé familial napolitain, le grand blond de la séquence inaugurale cherche à retrouver la maison de son grand-père aristocrate, décédé durant le tremblement de terre de 1980, dont les amours ancillaires donnèrent naissance une petite fille, très tôt orpheline: sa mère. Quant à l’ambiance onirique dans laquelle baignent les images, elle renvoie directement au titre, emprunté à une nouvelle de Wilhelm Jensen: un jeune archéologue y rêve du retour à la vie du relief d’une jeune femme aperçu à Pompéi. La beauté est parfois un cauchemar; aussi l’horreur trouve-t-elle justement sa place chez Atlan.

Emilien Gür

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Données du filmo

Genre
Drame
Durée
145 Min.
Langues originales
Français, Italien, Anglais
Ratings
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ØVotre évaluation7,4/10
IMDB:
7,4 (1030)
Cinefile-User:
< 3 votes
Critiques :
< 3 votes

Casting & Equipe techniqueo

Colas QuignardToni
Antonia BuresiMadame Mercier
Mitia Capellier-AudatJames
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